Le coût d’être soi-même ?

Identité de genre, normes sociales et bien-être dans les loisirs culturels

Dévier des normes de son groupe coûte-t-il quelque chose ?

C’est la prédiction centrale de la théorie économique de l’identité. Ce projet la teste systématiquement — sur quatre outcomes, quatre profils, deux mesures d’identité. La réponse, dans le domaine des loisirs culturels, est non.


L’histoire en quatre temps

01

La théorie

Akerlof & Kranton (2000) : dévier des normes identitaires de son groupe diminue l'utilité. Testable empiriquement ?

→ La théorie expliquée
02

La mesure

On construit un indice de déviation non circulaire : l'écart entre l'identité de genre de i et la norme de son groupe de sexe.

→ L'indice expliqué
03

16 tests

4 profils × 4 outcomes × 2 mesures d'identité. Résultat : 15 effets nuls, 1 effet marginal non robuste.

→ Les résultats
04

Ce que ça dit

Dans les loisirs privés, la déviation identitaire ne coûte rien. Ce résultat délimite le domaine de validité de la théorie.

→ Discussion

Le résultat en un graphique

Ce que prédit la théorie
Plus de déviation identitaire
→ moins de bien-être
VS
Ce qu'on trouve (16 tests)
Aucun effet significatif
dans les loisirs culturels

Ce que ce résultat apporte

Un résultat nul bien documenté est une contribution scientifique. Il ne réfute pas la théorie d’Akerlof & Kranton — il la précise : le coût de déviation identitaire ne se manifeste pas dans les loisirs culturels privés. Ce domaine est un espace de relative liberté identitaire, où la déviation est choisie et peu sanctionnée.

Ce site est le troisième volet d’un programme de recherche sur l’identité de genre et les pratiques culturelles.

Page Pour qui ? Durée
La théorie Tout le monde ~5 min
L’indice de déviation Intéressé·es par la méthode ~8 min
Résultats Tout le monde ~6 min
Discussion Chercheur·ses ~5 min