Qui tricote, qui pêche ?
Le genre et les pratiques culturelles : au-delà du binaire
Certaines activités sont-elles vraiment « pour les femmes » ou « pour les hommes » ?
Tout le monde a une intuition : le tricot, c’est plutôt féminin. Les jeux vidéo, plutôt masculin. La cuisine ? Ça dépend. Mais comment mesurer cette intuition rigoureusement ? Et que se passe-t-il quand on dépasse la simple opposition hommes/femmes ?
Ce projet en trois questions
🎯 La question de départ
Les pratiques culturelles sont-elles ségrégées par le genre — et si oui, comment le mesurer ?
📏 Le problème de mesure
L’outil standard (l’indice de Duncan) compare hommes et femmes comme deux groupes homogènes. Mais l’identité de genre est un spectre, pas une case à cocher.
💡 Notre proposition
Remplacer la variable binaire par un indice continu d’identité. Certaines pratiques changent de rang. Pourquoi ?
Un exemple pour commencer
Imaginez trois personnes :
Alex — femme, tricote, cuisine, jardinage ornemental
Sam — homme, cuisine, photographie, jardinage potager
Jordan — homme, jeux vidéo, bricolage, pêche
L’indice de Duncan compare Alex et Sam au même titre — ils sont tous les deux classés « homme ». Notre indice continu voit que Sam (0,48) et Jordan (0,91) ont des profils très différents.
Comment naviguer sur ce site
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Ce projet utilise l’Enquête sur les Pratiques Culturelles du ministère de la Culture. L’échantillon comprend plusieurs milliers de répondants. Le code est entièrement reproductible et disponible sur GitHub.